dimanche 30 septembre 2012

Un petit bout de Bruxelles, dansé (puisque nous ne sommes plus maître de soi, parfois)

carnet de tournée (car parfois un reportage vaut mieux qu'une idée) 
dimanche 30 septembre 2012 - After Bruxelles et danse des 2:10.



Lundi, la vie simple !

Drôle d'histoire, la fin.

carnet de tournée (car parfois un reportage vaut mieux qu'une idée)
vendredi 28 septembre 2012 - au Bed&Breakfast - Bruxelles - tard !


Le final, la fin, le finish, le rappel, bis ! bis ! bis ! Repetita fissa ! Encore encore encore (pourquoi s'arrêter, quand c’est bien) ! Mais c'est aussi l'excès électrique libéré et hop il faut envoyer la purée. Ah ! Drôles de manières !
Pourtant le rappel est une fin de concert dans et hors le concert. Autant fait-il partie du set autant est-il hors norme, hors spectacle. C'est un moment, un extra, un bonus, qui peut être exacerbé, brouillon mais enlevé, sans corset. Ce qui compte dès lors  c'est l'expression de ce que l'on à partagé, l'heure d'avant.
Parfois intime et doux, parfois débordant et carabiné - comme ici.

Le rappel ressemble à une synthèse direct qui se lâche sans complexe, un bonbon trop sucré et trop acidulé, ou parfois, bien au contraire, une suspension, un au revoir de bord de quai.
Mais dans tous les cas, dorénavant, le rappel est prévu dès le départ. On le jouera, et on jouera à se faire rappeler (si tout se passe bien). Comme un rite de salut, comme une poignée de son à garder en tête.

Pour les Filiamotsa Soufflant Rhodes, à Bruxelles la belle... ce fut électrique érotique. Et si ça c'est pas rock'n roll !


samedi 29 septembre 2012

Bah oui.

carnet de tournée (car parfois un reportage vaut mieux qu'une idée)
jeudi 27 et vendredi 28 septembre 2012  - Bruxelles - tout le temps



Lost. No no.

carnet de tournée (car parfois un reportage vaut mieux qu'une idée)
samedi 30 septembre 2012 - Sur la route




Il y a toujours entre les états fébriles des transitions. Perdu dans les translations, d'un concert à l'autre c'est aussi l'endroit de l'envers du décor, les intermèdes des séries ou des films Américains qui donnent dans la confidence et les amours décryptés. Il suffit de revoir "La tour infernale", qui au beau milieu des feux et des explosions, entre trois paniques et une tentative héroïque ouvre des espace de loisirs romantiques.

Alors quoi ! Le camion de tournée est un Love Boat*. Les heures offertes aux petites légendes...


Fin des frites.

carnet de tournée (car parfois un reportage vaut mieux qu'une idée)
vendredi 28 septembre 2012 - Bruxelles, after






Fin de partie en Belgique pour les FMSR... un concert excessif donc avec ce qu'il faut d'abandon physique et de plaisirs humides, à bouger. La musique comme expression libérée des corps, aussi. Hop !

Suite au prochain épisode...

ps : et en prime les photos vraiment types des types.




photos Romain Aweduti

vendredi 28 septembre 2012

Bruxelles ma jolie... tu flirt.

Boum. Bruxelles n•2 : FMSR à Bed & Breakfast !

carnet de tournée (car parfois un reportage vaut mieux qu'une idée)
vendredi 28 septembre 2012 - Bruxelles, dans l'aprés-midi


Débouler dans un lieu c'est combler la gourmandise ! Découvrir gober se gaver des nouveautés et des trouvailles bluffantes d'histoires de passionnés.

Bed&Breakfast c'est un endroit privé, mais tellement grand qu'il en est devenu public, le temps de concerts sauvages.
Un immense loft en bois camouflé dans un bâtiment sans mine mais qui se déshabille et révèle les attraits du singulier.

Wow.

Concert (acoustique - puisque le bois c'est mieux que le plastique) ce soir, avec plaisir !
ps : et open wifi, forcément forcément.


Les bonnes idées des jolies fées (Bruxelles sous Bruxelles).

Direction... à côté de Bruxelles.

carnet de tournée (car parfois un reportage vaut mieux qu'une idée)
vendredi matin 28 septembre 2012 - Bruxelles


Voilà l'histoire, en tournée personne ne sait où il va.
L'information comme les choix se font au gré du vent et de l'objectif de la prochaine date. Cahin-caha et le boxon joyeux.

Et puis il y a ce périple aux merveilles. Loft inimaginables, amis d'ailleurs mais qui habitent ici, groupes d'organisateurs, d'accueillants de sympathisants, d'inconnus, qui passent la nuit de l'after-concert ensemble ; tout y est hors norme. C'est comme cela. Banalement. Impossible de croire à ce qui arrive et impossible de savoir si ce goût de l'extra vient du voyage ou des endroits. Qu'est ce qui nous intéresse ? La carte ou le trésor ?

Et c'est ici dans cette mini-Odyssée qui s'y croit que l'on découvre les Tentaculos - "rock des abysses" inconnu à la superbe pochette vinyl - que l'on visite un Bruxelles Turque, que l'on y recherche le "Normal" ce sandwich qui a laissé des traces dans les mémoires lors d'un précédent passage, que l'on teste la résistance du sommeil en dormant sur le canapé une place et en laissant tourner à blanc toute la nuit le skeud des Tentaculos donc - que tout le monde a oublié mais qui du coup propose une berceuse couleur Pierre Henry - que les sirènes de police de la Belgique rappellent New York City, que les platines vinyls (encore !) tournent aussi dans la salle de bain, que le bar où l'on joue prend des allures de soirée, que les Spankles - qui partage la micro-scène - surprend par son minimalisme efficace, que l'on monte sur le toit pour mater la belle, que finalement tout semble facile lorsque l'on à plus de vie si ce n'est celle qui se vit sans avenir et que cette grande famille à l'affectif direct et sans histoire des amoureux de musique et de moments éphémères devient d'un coup d'un seul le seul repère mobile.

La vie d'une nuit, un coup à sourire.

C'est ainsi et c'est ce qui séduit. La tournée est une évasion de sur-réalité...

Si ça c'est pas rock'n roll !


2ème date : Bruxelles.

carnet de tournée (car parfois un reportage vaut mieux qu'une idée)
jeudi 27 septembre 2012 - Bruxelles



Bruxelles la belle. Mais Bruxelles qui se réserve ! Le wifi se fait désirer...

Alors entre deux spots et trois appartements se capte suffisamment de numérique clandestin pour dire que les FMSR ont joués sur 3m2 au Student. Si ça c'est pas rock'n roll !


jeudi 27 septembre 2012

PAN ! Le coup de départ.

carnet de tournée (car parfois un reportage vaut mieux qu'une idée)
mercredi 26 septembre 2012 - Totem - Nancy






Le Totem c'est la date des amis, ceux qui viennent dire goodbye avant la tournée des FMSR (Filiamotsa Soufflant Rhodes). Tous étaient là et ne manquaient à l'appel que ceux que le vent n'avait pu mener jusqu'ici.
Jouer à domicile est une manière de faire particulière. Une complicité impatiente de ceux qui se connaissent bien, poussant aux séductions hors recettes, aux exploits tentés, défiant à donner autre chose que ce qui est prévu ou déjà exploré.
Une volonté de risquer les proximités, l'intimité d'une musique qui se nourrie aussi du lien singulier entre ceux qui écoutent et ceux qui jouent. Il n'y a pas tant de différence à vrai dire, et parfois c'est justement la communion des laissés-aller des ententes et des unions qui donnent cette saveur rare et stupéfiante d'un moment plus grand que chaque individu.
C'est cela finalement qui est cherché dans le partage des sons. Une collusion, une aventure, une synergie des envies de s'évader et de croire à ce que l'on devine. Réaliser l'intuition mystérieuse qui nous relie. Et puis, se fourguer du plaisir...

Mais demain, c'est Bruxelles. Et Bruxelles c'est les frites. Yeah Yeah Yeah !




"... cœurs cambrés, invisibles, qui se faufilent le long des sols chauffés de sons acoustiques. Électrique érotique, élégance des corps en sueurs qui s'embrassent et s'embrasent dans un Totem éparpillé ; au loin viennent se bruler les émois espérés comme une dernière volonté désespéré. C'est ici que se termine en cascades fiévreuses les envies de bout du monde, amours perdus amours toujours et l'horizon qui se donne aux crépuscules languissants pour se donner à en perdre haleine. Il est des nuits ultimes comme des désirs suprêmes qui se dressent et s'abiment de plaisirs infinies ; et voilà les cuivres ! qui sonnent ! et colorent d'ors et de saveurs les atmosphères tant aimés, comme ce corps nue que Baudelaire affublait de bijoux à ce point sonores..."
 

Olivier - photo Facebook

Faut pas pousser mémé dans les orties, hein.





La tournée Filiamotsa Soufflant Rhodes débutant aujourd'hui, cet espace sera post-occupé un peu à la va comme je te pousse*. De guingois tout le bazar, pas le temps de fignoler les sous-entendus les dessous les entre-lignes et les coulisses allumeuses ou tristes des mots sages et visibles.
Cartes sur table, brut de brut et paf dans ta face, le tout cash sera le nouveau style des quelques jours à venir. Ben oui ben quoi. Tout à trac. Pornographie de la réalité. L'ordinaire bien à vue.

Et kilomètres suspendus pendant l'A-ven-tu-re, car on the road, comme les clochards chers a Jack - clochards des vies aux lendemains certains - tous les quotidiens seront laissés flottants au beau milieu des étendues.
Sur Terre pourtant, les soirs de débarquements, concerts célestes de cave ou de squatt ou de salle au delà de la fiction ne manqueront pas de déboiter les oreilles et les nuits du club des cinq en villégiature musicale. La vie est sur les routes, c'est pas net tout ça, on dirait l'inconnu.

Les tournées* sont des cartes d'explorateurs, chasses aux trésors et autres pistes à suivre. Qui sait ce qui va arriver à dormir debout, manger Suisse (ben quoi, les Belges ont des frites mais les Suisses...), transpirer à mourir pour deux personnes ou trois milles, se coucher sur scène, bouloter le local, causer discuter s'isoler lire écouter monter s'étonner jouer la star et se prendre un four, réparer les dégâts d'un sax au chewing-gum, se prendre les pieds dans le tapis de l’hébergeant, louper une douche, voir des yeux doux noyés de musique ou des tatouages de la mort de types qui font ça depuis des lustres, danser, imaginer le temps autrement, s'y croire et redescendre dare-dare sur la planète aux allures de camion loué, pousser aux corps en sueur histoire de s'abandonner pour de vrai, ne plus compter les minutes ni les heures et quel jour est-on, jouer là puis là là et là, puis se perdre dans le son, l'alcool des sens, l'adrénaline des envies, puis somnoler sur les chemins vicinaux qu'un Global Positioning System fou aura désigné comme l'unique voie à prendre, "faites demi-tour, faites demi-tour", quoi, comment, hein, que dit donc Catherine, la voix no-sex des satellites géolocaliseurs qui nous fait parfois prendre des vessies pour des lanternes, le fossé pour le chemin des fées. Damned. Un coup des filles (du froid numérique).

La tournée est une fabrique à souvenirs comme la rencontre une fabrique à émotions. La veine d'une mine à sensations, l'envers des décors et des show où tout l'essentiel en réalité s'y passe.
Il ne faut pas croire il ne faut pas croire les histoires, mais peut être s'y plonger comme si rien d'autre n'eut existé. Ne pas croire ne pas croire mais foncer dans les réalités subversives - ces rêves réels - aux courants alternatifs, vagues de plaisirs et d’inouïs. Ne pas faire semblant, mais prendre la tangente, l'île aux merveilles, le temps d'une flagrance et d'une orgie de présence.
Coke ou Mojitos on ne sait pas ce qui va entretenir l'Odyssée des fumistes. Mais ici, sur ce blog, si le wi-fi l'autorise on y mettra la vérité vraie, celle qui ne ment pas, le corps éclairé de néons (ouh la, hard stuff), les pensées telles quelles jaillissent (ça peut surprendre), un tir d'idées sans limites, cumshot de trouvailles observées, détails du périple.

Enfin, on peut toujours essayer...


Les raisons publiques.




Au dessus du corps et de ses secrets, pensées et mémoires camouflées, seuls les raisons des apparences se proposent à la visibilité. C'est bien pour cela qu'en dessous des dessus réside un territoire planqué, un jardin de falbala rempli de mystérieuses sensations sans foi ni lois. Personne ne sait l'immensité de ces autres réalités, fanfreluches d'émois qui fleurissent et chantent en ce pays discret.
Si ce n'est peut être, certainement, l'attention des spéléologues amoureux d'émotions partagées.
Ainsi, sous l'entendu et le présenté se cambre les irraisonnés et crues passions. Le gout des cartes aux croix fébriles et aux chemins à demi effacés, raison bienheureuse que la raison ne connait point.


...

mercredi 26 septembre 2012

Les simplicités ma(r)(n)quantes.

Lol Coxhill*

En vente si peu cher ce skeud (pourtant il n'y en a que 300, ce qui en fera bientôt un objet si rare)

ça se clique...

See you soon !




Dernier concert à Nancy aujourd'hui 26 des Filiamotsa Soufflant Rhodes donc, puisque même lorsque la musique est partout et que la chaleur réunis les acteurs, même ainsi, les groupes terminent leur histoire. Il y a toujours une fin aux débuts et apprécier ce qui fut ou ce qui est fait partie des beautés à préserver. Garder l’essor, le décollage sans penser ni à ce qui suit ni à ce qui se pose c''est un peu savoir savourer les élans, cet amour naissant et ce bel éclairage des visages.
Bien sur il y a le pourquoi ? mais ce mot comme cette conséquence passe sur les lèvres comme un baiser, une émotion sans présage, effleuré pour mieux le tenir hors du temps et des prévisions. S'arrêter comme on démarre, sans réfléchir, sans avoir un instant banal et  un œil sans couleur. Le frisson des faims sans fins, le jeu d'une éternité de cinéma.

FMSR s'arrête après la tournée. Du moins se met sur pause, le temps d'autres aventures, le temps d'autres explorations. Ce sont des immobilités sans oublis, bien au contraire. Des suspensions remplies de mystères d'empreintes et de plaisirs. La méthode des passions de cœur.
FMSR s'arrête oui mais quoi. Le reste persévère !



mardi 25 septembre 2012

- pause -


Retenir comme on s'inspire.




Encore un peu, un tout petit peu le cambré. Respirer l'esprit volatile et les sensations séduites, une permanence des corps et des idées sur les rétines et les jours enfuis. 

... on dirait une rosée, à peine humide, le voile transparent d'une empreinte de regard, yeux doux et jolies manières qui embrassent les pensées...

Au loin, un peu au devant des journées dépassés, reste ce présent d'une délicate et sempiternelle caresse d’inouï.



Allo allo, tu m'entends ?

La chatte sur un toit/blog brûlant (Cat on a Hot Tin Roof/Blog).




 

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
  Étaient là, la la la la la la
  Étaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
  Étaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
...








vendredi 21 septembre 2012

Simple et réel, encore une fois.

Santoka

Jours d'action.




Blog de tournée, pensée écrite d’apnée. On pourrait imaginer que c'est l'immobilité qui permet de planer, c'est vrai, écrire à l'ombre des faits, peinard sans ouïe ni vue. Mais pas que mais pas que bien que bien que les mots ne soient plus les mêmes. 
Finalement le temps s'agrippe aux phrases, chaque moment pris à les penser à peser le mot ou le sens donne une couleur différente de celle des esprits jeté, vidés, rapidement épinglés. 
Voilà qu'en action, l'acte d'écrire, ce privilège d'autonomie et de liberté prend une tournure guidé par ce qui se passe et l'interstice qui peut s'y faufiler.

Tout cela pour dire qu'une expérience sera menée. Celle d'un direct plus direct, à gauche et à droite, lors de la tournée des Filiamotsa Soufflant Rhodes (du 26 septembre au 4 octobre). Une écriture embarquée, tentant d'éviter le reportage comme la légèreté, mais osant creuser du temps dans l'action.

Tout cela pour dire, que c'est pas gagné, en tournée, dans des pays étrangers, de trouver du WIFI, du temps et de l'envie. Mais que pourrait-il bien se passer ?


De la bas.

Vlan créatif.

jeudi 20 septembre 2012

"J'ai fait un rêve..."




Et il dit :
"J'ai fait un rêve, aujourd'hui, sur une terrasse bondé de soleil. On aurait dit une vie parallèle où tout s'envoyait en l'air, le souffle chaud flottant des feuilles d'un presque automne, le son des alentours métissé, bigarré, et cette étrange impression des moments éphémères éternels et trop uniques que l'on essaie à tout prix de boulotter tout entiers."
"C'est incroyable", pensa t-il, "on dirait que rien déjà n'est plus pareil, là et là des chaises s’effacent et des tables s’éclipsent, ici, les arbres changent de nature et prennent des allures de fées extraordinaires aux émotions nues et chantantes, il y a des parfums sereins qui sillonnent l'atmosphère, et même le cabot, qui trainait, à changé son style trop ordinaire." Tout semblait d'une simplicité surnaturelle. Il se sentit sur sa lancée "comme sur un petit nuage, ou un gros, ou qu'importe, sans haut ni bas, enveloppé d'un présent arrêté et discret ; par ci par là, une caresse de peau, une brise de plaisir qui irise les anatomies sensibilisées, ailleurs, le temps s'est entièrement métamorphosé. Des sensations rayent les aspects et soulèvent les pavés, il n'y à plus vraiment ni de rue ni d'esplanade ni de place ni d'endroit puisque tout est à l'envers, des passants dansent et s'évaporent en tournoyant joyeux, l'ensemble prend des allures de manège et l'enchantement fait son petit effet sur les corps encore présents - siphonnés. Au fond des regards tout y est, dans un paysage pour cosmonaute enflammé, l'abandon aux intimités frôlées comme un survol privilégié." "Une insolente proximité. Le temps d'y penser, à peine un instant et de vastes étendues d'envies se déversent et jettent ce qui donne le sel et le sourire".
"Il y a comme une splendide fantasmagorie" souffla t-il "et tout ceci est mystérieux beau et sans limites".


"J'ai fait un rêve extra, un rêve réel" comprit-il, heureux et plein de vie de ceci.



Mais si, parfois tout se passe en l'air...

fortiche ? cliques !

Clavecin NTM !

mercredi 19 septembre 2012

Et si.




Et si la fin était l'infini, l'infiniment enfin à la fin d'une fin. On aurait l'air pas bien (c'est fin de ne pas avoir mis fin à l’expression, non ?) en se trouvant au bord de ce monde sans fin, le bout du bout du bout des desseins, là où rien n'a plus d'épaisseur que la faim des fins, comme au sein d'une idée au loin, infiniment élancée, et jetée.



"I am what I am and that's all what I am"



Popeye*

Filiamotsa Soufflant Rhodes a sa chronique dans Mouvement, chouette.



ça se clique, ça se clique


mardi 18 septembre 2012

Le nez en l'air, l'air de rien.




Il y a des odeurs des parfums des passages des émois qui marquent et qui laissent une trace au cœur indélébile. Un sceau des souvenirs d'enfance ou des rencontres ou des instant présents qui se gravent et s'expriment, une sculpture de sens, le vertige d'un vestige. 

On se souvient de cette présence, de l'ambre ou de la lavande, comme d'un souffle à la bise de brise fraiche et lumineuse. On se souvient ce qui à été modelé, les émotions et les transformations, de cet invisible flottant, qui chatouille et surprend de tant de présence.
Il y a des odeurs de passage, des odeurs d'après ou de lieux, de corps ou de fleur dans les cheveux, des odeurs aux idées volatiles, libertines et volantes, vapeurs enivrantes pleines de savoureuses promesses ou d'excitations éphémeres. Une touche de rien qui donne le tournis ou le sourire - comme si cela était encore un peu l'été.

Les mémoires olfactives, celles des infimes et des atomiques, dessinent une carte sans terre ni mer, un paysage imaginaire, une ruine fleurie, un château dans les airs. C'est la volupté des insaisissables saisissants, c'est l'alchimie des chimies de jardin, secrète et de féerie, c'est une drôle de perception aux horizons remplis d'imaginations joyeuses et sans limites, l'empreinte impérissable d'un touché indécelable.

La trace des sans traces. L'odeur de ce qui fut ou de ce qui est, le sentiment des beautés enfouies, vivaces et inoubliables.



Pom pom pom...